L'Aisne en Argonne - De Sainte-Ménehould à Servon-Melzicourt (Argonne champenoise)
Cette deuxième étape, à la découverte de l'Aisne, nous conduit de Sainte-Ménehould à Servon-Melzicourt et en toutes saisons. Nous quittons Sainte-Ménehould en canoë en direction de Chaudefontaine.
A la sortie d'un méandre, rencontre avec un ouvrage d'art de l'ancienne voie ferrée allant de Révigny-sur-Ornain à Amagne-Lucquy, via Sainte-Ménehould et Vouziers. Depuis Le Pont des Bergers entre Verrières et Châtrices, cette ligne ferroviaire longe une partie de la Vallée de l'Aisne, et au gré du relief, traverse en plusieurs endroits la rivière. Un rêve, que cette ancienne voie ferrée devienne une voie verte, surement compliqué à réaliser, car pour la plupart, elle est tombée dans le domaine privé.
Juste avant d'arrivée à la Neuville-au-Pont, les vestiges de l'ancien moulin (recouvert d'un bardage métalique maintenant).
Au lavoir de La Neuville-au-Pont, fin du parcours en canoë proposé par le kayak Canoë Argonnais (environ 10km).
A Côte à Vigne, sous le regard bienveillant et accueillant de Ménehould, L'Aisne s'écoule paisiblement. Le panorama s'évase sur la vallée et au delà. Le paysage présente de nombreux éléments paysagers et est un modèle de biodiversité. Nous voyons des champs cultivés, des prairies, la ripisylve, des bois, l'empreinte de l'activité humaine avec l'ancienne voie ferrée, le village de La Neuville-au-Pont et au premier plan, le patrimoine religieux.
Le site de Côte à Vigne vue à des années différentes.
janvier 2011
Février 2013
Mars 2013
En mars 2013, épisode neigeux - En aval de La Neuville-au-Pont.
Restons dans l'ambiance hivernale pour rejoindre Moiremont aux lieux-dits Chanvrieulle et Bermont. De vaste espaces plats où les débords stagnes et deviennent de glace par temps de gelées.
Février 2013
Plus loin, L'Aisne vient buttée sur la Côte de Naviaux,
Mars 2016
Les rives de l'Aisne sont le royaume du ragondin. De part les galeries qu'ils creusent profondemment, ils contribuent à accélérer le phénomène naturel d'érosion. Comme souvent, cet animal a été introduit pour sa fourrure qui était convoitée. Passé de mode, les animaux ont été lachés ou se trouvaient dans des enclos peu hermétiques. Il est maintenant devenu un animal nuisible en raison des dégats qu'il occasionne aux cultures, aux végétaux aquatiques. Il peu transmettre également des maladies graves comme la leptospirose.
Un lit mineur en perpétuel renouvellement.
Janvier 2011 - En amont de Vienne-la-Ville, les débord conséquents emplissent le lit majeur. Le support de l'ancienne voie ferrée (à droite sur la photo) souligne la courbe de la rive gauche.
A Vienne-la-Ville, L'Aisne rencontre La Bionne - ambiance hivernale en février 2013.
Débords importants en février 2010 - En aval de Vienne-la-Ville. Les prairies ont disparu sous les eaux. Plus loin, La Biesme, un cours d'eau chargé d'histoire rejoint l'Aisne.
A Saint -Thomas-en-Argonne, un aperçu du travail d'érosion où nous apprécions les différentes strates.
Méandre à Saint-Thomas-en-Argonne.
Saint-Thomas-en-Argonne en décembre 2010
La richesse de la rivière, sa faune, sa flore - Coquille d'anodonte échouée sur un lit de gravier
A la faveur des pluies de février, L'Aisne s'invente un nouveau lit éphémère.
Saint-Thomas-en-Argonne - début mars 2016
A Servon-Melzicourt, c'est La Tourbe qui vient gonfler un peu plus L'Aisne. Le pont sur la D66 marque la fin de notre deuxième étape. La prochaine nous emmènera jusqu'à Brecy-Brières.
Documentation :
http://eduterre.ens-lyon.fr/thematiques/hydro/erosion/images-1/meandres.jpg/view
http://animal.cheloniophilie.com/Fiches/Ragondin.php
http://www.conservation-nature.fr/especes-invasives.php?id=3
Date de dernière mise à jour : 15/11/2020
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